slection_015Lancée en Occitanie il y a quelques années puis adoptée dans de nombreuses régions la journée des langues régionales a eu lieu pour la première fois également en Savoie ce dimanche 31 mars. C’est le centre culturel Bonlieu à Annecy, bien situé entre lac et vieille ville et donc fort fréquenté, qui avait été choisi. De 10 h à 18 h les visiteurs ont pu circuler entre les stands de livres et productions audiovisuelles, écouter des chanteurs et musiciens, dont une chorale de collégiens, participer aux prises de paroles et le cas échéant recevoir un petit diplôme de locuteur. Un défilé avait été envisagé dans les rues de la vieille ville à 16 h, mais l’autorisation en a été refusée, un groupe théâtral ayant déposé sa demande plus tôt.

Avec un peu de retard – alors que beaucoup étaient déjà partis – nous nous sommes quand même rendus avec nos banderoles sur le Paquier, distribuant des tracts, avant de déposer une pétition en préfecture. Car, outre la demande de ratification de la Charte européennes des langues régionales et minoritaires commune aux associations des différentes régions, l’un des objectifs majeurs des organisateurs locaux est la pleine reconnaissance du francoprovençal – appelé aussi arpitan – par l’éducation nationale, avec en particulier le statut de matière à option au baccalauréat.

joly-3Plus de 60.000 manifestants pour la Journée des langues régionales, c'est un succès sans précédent pour les organisateurs, dont EELV et R&PS qui se sont beaucoup investis, et pour Eva Joly, la seule candidate de l'élection présidentielle à s'engager pour la reconnaissance des langues et des cultures régionales. Voici le discours qu'elle a prononcé le 31 mars à Toulouse devant 30.000 occitanistes et qui a été remis le jour même par le MRS aux responsables des principales associations* patoisantes savoyardes.

*Arpitania, Association de enseignants de la langue savoyarde (AES), Fédération Lou R'Biollon, Institut de la langue savoyarde (ILS)


Lettre d’Eva Joly du 31 mars 2012 :

Mesdames, Messieurs,

Vous m’avez demandé de me prononcer sur mes engagements concernant la défense, la reconnaissance et l’avenir des langues et cultures régionales. Si certains peuvent aujourd’hui ne pas tolérer en France toute expression (voire simple accent…) qui témoigne de la diversité des origines et des histoires, je crois au contraire que la préservation de cette diversité linguistique et culturelle est un enjeu majeur. La manière dont nous traitons ces questions révèlent et disent beaucoup de notre République et de notre démocratie.

Comme je l’ai affirmé à Mouans-Sartoux, en août dernier lors des universités d’été de Régions et Peuples Solidaires, comme je l’ai redit ce 28 février, lors de mon déplacement en Corse, et comme je le réaffirmerai à Toulouse ce samedi 31 mars, lors de la manifestation « Nos langues, nos cultures, un droit, une loi !», ma candidature s’inscrit résolument dans la reconnaissance des langues et des cultures régionales.

 

 Messe en patois « Lo Rèi de l’Univer » en Vallée d’Aoste

Le patois n’a jamais été une langue liturgique en Vallée d’Aoste. Seules les prières étaient récitées en français, qui fut ensuite remplacé par l’italien. Ce n’est qu’à l’occasion de la VIIème Fête valdôtaine et internationale des Patois, qui a eu lieu à Aoste en septembre 2010, que la décision fut prise par l’Assessorat de l’éducation et de la culture de promouvoir l’écriture et la célébration d’une messe en patois. Après une première dans la cathédrale d’Aoste, le projet est devenu itinérant à l’intention de toutes les paroisses qui souhaitent l’accueillir.

Le MRS vous souhaite une bonne année et une bonne santé pour cette nouvelle année !

Le MRS vous souhaite un bon Noël sous le sapin

A quand des panneaux bilingues en Savoie ?

Panneaux en langue régionale, la proposition de loi est adoptée

source : localtis.info - Publié le jeudi 17 février 2011

Le Sénat a adopté à la quasi-unanimité (une voie contre), le 16 février, la proposition de loi autorisant l'installation de panneaux d'entrée et de sortie de ville en langue régionale (lire nos article ci-contre). La proposition du sénateur de l'Aude Roland Courteau (PS) a fait suite à une décision du tribunal administratif de Montpellier intimant à une commune de retirer des panneaux bilingues français-occitan, selon le communiqué du groupe socialiste au Sénat. Après la décision de justice, plusieurs centaines de personnes avaient manifesté le 12 décembre à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault) pour défendre les panneaux routiers en langue occitane. Le texte, selon Roland Courteau, permet donc "d'éviter toute source de contentieux sur ce sujet" et "de conforter l'ouverture culturelle faite aux langues originelles des différentes régions". Car, "aucun texte législatif ne mentionne clairement la possibilité pour les communes de choisir d'installer des panneaux d'entrée d'agglomération bilingue", a-t-il expliqué. "La France est riche de ses diversités culturelles et linguistiques, en métropole et outre-mer. Et, nous sommes tous responsables, devant les générations futures, de leur préservation", a affirmé le sénateur. Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a émis un avis favorable, "sous réserve de l'adoption des amendements de la commission", en précisant que cette loi permet pour la première fois une mesure légale qui "donne droit de cité aux langues régionales et une réalité concrète au nouveau principe constitutionnel".

Catherine Ficat avec AFP

Propositions de loi relatives aux langues régionales


Aujourd’hui, 17 décembre 2010, au Parlement européen, se réunit l’intergroupe parlementaire sur les langues minoritaires.


Ces deux derniers jours, deux propositions de loi ont été déposées à l’Assemblée Nationale pour faire reconnaître de nouveaux droits aux langues régionales.


Un grand nombre de parlementaires de tous bords politiques, dont la quasi totalité des bretons, basques, corses, catalans, alsaciens, sont signataires de ces propositions.


Il s’agit d’organiser une politique de protection et de promotion publique en accordant un statut légal aux langues et cultures régionales comme le prévoit l’article 75-1 de la Constitution.

 

Il s’agit aussi de présenter une palette d’outils qui permette concrètement le développement de ces langues et cultures régionales, notamment en donnant compétence et moyens aux Régions.


Notre assemblée a voté en 2009 une délibération en faveur des langues régionales en Rhône-Alpes : le franco-provençal et l’occitan, et créé un comité de suivi dont nous apprenons avec satisfaction qu’il va se réunir prochainement.


Notre voeu est que tous les parlementaires de Rhône-Alpes, se joignent aux signataires et contribuent à l’inscription de ces projets de loi à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.


Groupe EELV et ses représentants de RPS (Régions et Peuples Solidaires)