Lu dans la Voix des Allobroges :

Symbole s'il en est de l'appartenance à la culture savoyarde, la fête annuelle du patois permet de communier autour d'une langue enracinée. A l'Esperaz ne pouvait pas la manquer.

Chaque année quand vient le mois de septembre, c’est la Fête du Patois. Le Samedi, discours de bienvenue, débats, exposition, promenade dans les rues, musique, danse et animations… Le Dimanche, procession dans la rue principales du village, après la messe c’est là que la foule va défiler costumée, alerte ou chancelante mais fière de brandir la bannière de son village, sa vallée, son association. Là, on rencontre ceux qui défilent, ceux qui regardent, ceux qui parlent, ceux qui écoutent, ceux qui rient, ceux qui pleurent…

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Dans la série "de qui se moque-t-on" : le projet de loi du député breton Paul Molac sur les langues régionales a été retoqué hier... à une voix près: 13 pour, 14 contre. Autant dire qu'il n'y avait pas beaucoup de monde dans l'hémicycle. Les députés PS présents se sont unanimement opposés, mais comme cela ne suffisait pas et que l'on ne peut pas faire voter les absents, le PS aura trouvé un subterfuge : faire voter les députés en mission. Quel acharnement ! Rappelons que la ratification de la charte européenne des langues régionales était pourtant la promesse n°56 du candidat François Hollande...

Communiqué de presse de la région Rhône-Alpes :

 

"Ce jeudi 28 mai à l’Hôtel de Région à Lyon, Jean-Jack QUEYRANNE, Président de la Région Rhône-Alpes et Joël FARCOZ, Conseiller régional délégué de la Vallée d’Aoste (Italie) ont signé la charte de coopération interrégionale et transfrontalière de développement de la langue francoprovençale en présence de Belkacem LOUNES, Conseiller régional et Président du Comité de suivi sur les langues régionales.

Le francoprovençal (ou arpitan) est une langue parlée en France, en Italie et en Suisse. Avec 120 000 à 150 000 locuteurs estimés, c’est l’une des 2 500 langues menacées d’extinction, selon l’UNESCO.

 

La réforme territoriale voulue par le gouvernement a permis à beaucoup de Français de mieux prendre conscience de leur identité régionale. Un des problèmes majeurs qui se posent aux régions est cependant la manière dont l'école de la République uniformise la culture : les programmes d'enseignement, mais aussi ceux des concours de recrutement, sont nationaux.

Il est vrai, dira-t-on, qu'il existe des CAPES de langue régionale : pour le corse, le breton, le basque, l'occitan, le catalan, le créole. Mais il faut d'emblée remarquer que la Savoie n'est pas représentée : le francoprovençal-arpitan (sa langue spécifique, parlée aussi dans le Dauphiné, le Lyonnais, le Forez, et les régions limitrophes de Suisse et d'Italie), n'a pas son concours de recrutement propre. Cela signifie que les auteurs qui ont écrit en cette langue n'ont pas droit de cité dans l'enseignement de littérature : Amélie Gex disparaît de l'horizon, tout comme le Bressan Bernardin Uchard, la Lyonnaise Marguerite d'Oingt, la magnifique chanson de geste (sans doute composée à Vienne, en Dauphiné) de Girart de Roussillon, mon arrière-grand-oncle Jean-Alfred Mogenet, Joseph Béard, Just Songeon, tout cela passe à la trappe - est plongé dans les oubliettes !

 

Nous sommes deux élus régionaux du MRS à l'assemblée régionale de Rhône-Alpes (apparentés au groupe EELV).
Je voudrais souligner ici le travail important de mon collègue Belkacem Lounes avec lequel nous avons obtenu des crédits plus importants pour les langues régionales. Belkacem a mené les discussions avec le Val d'Aoste, le Valais et d'autres cantons voisins et réussi par cette fédération des énergies à faire voter un texte de convention de coopération interrégionale pour le Francoprovençal (appelé aussi Arpitan).
Cette convention a été votée le 02 octobre 2014 à l'UNANIMITE de tous les groupes politique : c'est un véritable succès.
Noël Communod

Communiqué de Presse de Paul Molac, député R&PS (Régions et Peuples Solidaires) du Morbihan.   Le 5 juin 2013

Je tiens à exprimer ma satisfaction devant la confirmation par l’Assemblée nationale de la nouvelle place donnée aux langues régionales dans le Projet de loi de Refondation de l’école dont l’examen vient de s’achever cette nuit. Ce travail, que nous avons mené de concert avec les parlementaires de la majorité, notamment bretons, vient récompenser la mobilisation de l’ensemble des défenseurs des langues régionales.

Le nouveau projet de loi reconnaît pour la première fois dans notre législation l’enseignement bilingue français - langue régionale. Il est même inscrit que cet enseignement doit être favorisé et que les familles seront informées des différentes offres d’apprentissage. De plus, les enseignants pourront utiliser l’apport des langues et cultures régionales dans leur enseignement chaque fois qu’ils estiment que cela est pertinent pour leurs élèves.

Cela s’ajoute aux cinq mentions supplémentaires situées dans l’annexe de la loi. Celles-ci traitent des bénéfices de la précocité d’exposition ; de l’encouragement du bilinguisme français – langue régionale dès la maternelle ; de la fréquentation d’œuvres et de ressources pédagogiques ; des activités organisées par les collectivités territoriales ; et de la possibilité de s’inscrire dans une école d’une autre commune lorsque la commune de résidence ne propose pas d’enseignement de langue régionale.

Par François Alfonsi, député européen R&PS ALE

article publié dans Var Matin, Jeudi 28 mars 20l3

La faune et la flore, du moins pour certaines espèces, ne sont pas les seules à être menacées de disparition. On en entend beaucoup moins parler mais, si rien n’est fait en leur faveur, les langues régionales minoritaires sont toutes vouées à s'éteindre. Au niveau européen, et encore plus à l'échelle nationale. Chargé par le Parlement européen d’un rapport sur la diversité linguistique et les langues menacées de disparition, François Alfonsi député européen Régions et Peuples solidaires (R&PS) pour la circonscription du Sud-Est, tire la sonnette d’alarme.

Une réflexion de fond sur l'éducation des langues et littératures régionales à l'école,
par Rémi Mogenet, Professeur de Français, membre du Mouvement Région Savoie.

Thumbnail imageLe Gouvernement et les Parlementaires se posent des questions sur la place des langues régionales à l'école de la République. N'est-il pas nécessaire de les évoquer au moins lorsqu'on aborde l'histoire de la langue française ? Pour comprendre la tradition des troubadours, au programme d'Education Musicale, peut-on, d'ailleurs, en faire l’économie ? Même la littérature médiévale française ne s’articule qu’en dialectes : lorsqu’on prépare le concours de recrutement des enseignants de Lettres, on étudie des textes en champenois, en normand, en picard, ou en francien (le dialecte spécifique à l’Île de France) : la langue d’oïl apparaît alors comme diverse.

Communiqué de presse de Régions et Peuples Solidaires (R&PS)

Thumbnail imageLes gouvernements se suivent et se ressemblent. Dans le bipartisme à la française, à droite comme à « gauche », sur la question des langues régionales, le chef d’orchestre et les musiciens ont beau changer, la chanson reste la même. « Paroles, paroles » pourrait en être son titre. L’accentuation du désamour des citoyens pour les urnes pourrait en être sa traduction d’une démocratie malade de tant de confiance trahie.

Pourtant, pour une fois, au moment de la campagne pour l’élection présidentielle, les choses étaient claires. Les défenseurs des langues régionales savaient à quoi s’en tenir avec le candidat UMP ; Nicolas Sarkozy ayant déclaré que « Quand on aime la France, on ne propose pas de ratifier la charte des langues régionales et minoritaires ». Dont acte.

Nos langues régionales sortent de l’ornière !

arpitan

Occitan 

A l'initiative de  Belckacem Lounès, Conseiller régional Rhône-Alpes, sous l'étiquette R&PS / EELV, et membre d'honneur du Mouvement Région Savoie, les premières assises des langues régionales se dérouleront le 21 juin 2012 au Conseil Régional Rhône-Alpes à Lyon. Un grand pas en avant pour la reconnaissance du francoprovençal ?

 

 

 Carte issue du site http://www.arpitania.eu/L'arpitan ou francoprovençal est la langue régionale qui couvre le territoire savoyard. C'est un patrimoine d'une grande richesse que nous devons préserver au nom de la diversité culturelle. Malheureusement, cette langue est de moins en moins parlée, et souvent négligée par les pouvoirs publics. Les locuteurs pourraient totalement disparaître en France dans le prochain quart de siècle.

Son aire s'étend bien au delà de la Savoie puisqu'elle couvre aussi en France les départements de la Loire, de l'Ain, du Rhône, du nord de l'Ardèche, de la Drome, de l'Isère ;en Franche-Comté, le sud du Doubs et le Jura ; en Italie, le Val d'Aoste et des vallées du nord du Piémont ; en Suisse, les cantons de Genève, de Vaud, de Neufchatel, les parties romanophones du Valais et du canton de Fribourg.1

 

Appellations...

En 1873, l'Italien Graziado Isaia Ascoli crée le terme franco-provençal pour désigner ce type linguistique. Néanmoins, cette appellation suggère que la langue se borne à une simple juxtaposition d’éléments d’oïl et d’oc, ce qui n'est le cas. C'est pourquoi d'autres dénominations sont données :
- Le terme romand pour nommer le francoprovençal est attesté depuis le XVème siècle en Suisse2 

- Le terme arpitan, qui signifie « montagnard » a été repris depuis les années 1970, pour répondre au besoin de lever la confusion générée par l'appellation francoprovençal. Celui-ci ten d progressivement à se généraliser, même si le mot francoprovençal reste employé dans le milieu universitaire.

- Le mot patois est aussi très souvent employé. Il se réfère plus au dialecte local qu'à l'ensemble linguistique.

 

Langue arpitane (Francoprovençal)

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