Gaz de Schistes, gramassi ! onn a pa fôta de sta kofrâ ! (*)

 

(*) : marque d'indignation !

 

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Le MRS vient d'apporter son soutien au collectif «Non au gaz de schiste- Haute Savoie » (1).

A l'exemple du parti occitan qui a manifesté clairement son refus de la pollution et du pillage des territoires, le MRS demande l'interdiction de l'exploration et l'exploitation des huiles et gaz de schiste en Savoie et ailleurs et l'annulation des permis déjà accordés.

Pour les productivistes forcenés qui trouvent dommage que « la Savoie se prive d'une ressource potentielle » ou les naïfs habituels qui pensent que « ça rapporterait un peu d'argent aux communes qui en ont bien besoin », nous aimerions rappeler :

 

- Que pour l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels, on n'a encore rien trouvé pour remplacer le procédé de la fracturation hydraulique avec tous les dégâts qu'il entraine dans les nappes profondes (pour bien comprendre le problème voir le film « Gasland » en version courte) :

COMMUNIQUE A LA PRESSE

Le message du PDG d'EDF à ses salariés : quand l'indécence le dispute à l'inacceptable.

Dans un message interne rédigé alors que le Japon connaît une crise nucléaire majeure, le PDG d'EDF enjoint à ses salariés de "rassurer (leurs) familles (leurs) amis, (leurs) voisins" "sur les moyens qu'EDF, en tant qu'industriel responsable, met en œuvre en permanence pour assurer la prévention des risques de ses centrales".

Constatant que "de multiples voix se font entendre, parmi les politiques et les associations, demandant un moratoire, voire "l'arrêt du nucléaire", le PDG de l'entreprise indique compter "sur la mobilisation" de ses salariés " dans cette période délicate pour l'industrie nucléaire".

Une telle intervention est tout simplement inacceptable : que le Président d'une société détenue à 85% par l'Etat tente de faire de ses collaborateurs les agents d'un lobby est incompatible avec la neutralité que l'on est en droit d'attendre d'une entreprise qui exerce des missions de service public.

Encore une fois, on mesure à quel point, dans notre pays, les tenants de l'énergie nucléaire tentent de museler le débat, et ne reculent devant rien pour empêcher la nécessaire confrontation des points de vue, indispensable à un choix éclairé.

Les écologistes n'ont pas attendu le drame japonais pour en appeler à un débat démocratique et serein sur les perspectives énergétiques du pays.

Cela suppose à nos yeux que, dans ce débat, chacune et chacun soit considéré comme un citoyen appelé à construire un jugement personnel, et non comme un employé chargé de porter autour de lui la "bonne parole" de son entreprise.

Celles et ceux qui en appelaient à un "délai de décence" avant que s'engage ce débat seraient bien avisés de rappeler Monsieur Proglio à l'ordre et à ses responsabilités premières, qui sont de gérer son entreprise en toute transparence, et non de tenter d'instrumentaliser les 100.000 agents d'EDF pour peser sur la vie démocratique de notre pays.


François de Rugy, au nom des députés écologistes

Un coin de terre irradié      

          Difficile de commenter l'actualité en ce moment sans avoir une pensée pour ce qui se passe au Japon. L'émotion est immense et terrible pour ces dizaines de milliers de personnes qui viennent de vivre la mort de leurs proches, la disparition de leur lieu de vie, et par dessus cela, l'horreur du risque nucléaire.

         Aimer son coin de Savoie, c'est aussi avoir de l'empathie pour ce peuple enraciné sur ce bord de la côte du Pacifique, dans cet archipel qui a toujours su associer modernisme et tradition. Au delà du flux d'images terribles que nous découvrons au fil des heures, j'ai sélectionné sur la toile cette vue qu'un habitant des alentours de Fukushima avait souhaité montrer au monde entier. Un petit morceau d'identité nippone probablement englouti aujourd'hui par le tsunami.