Stade de la PrailleBeaucoup d’eau est passée sous le pont du Mont-Blanc depuis le refus de l’UEFA en 2010 d’accorder au club de football Evian-Thonon-Gaillard le droit de jouer à La Praille, le stade de Genève, au motif qu’il était à l’étranger. En octobre 2011 le Conseil Régional Rhône-Alpes a émis un vote favorable à la formation du GLCT de l’Agglomération franco-valdo-genevoise (ou Grand Genève), un bassin de vie de 800.000 habitants, dont 350.000 côté France entre le Pays de Gex et le nord de la Haute-Savoie, ayant Genève comme centre économique. L’ETG FC ne jouerait donc pas vraiment à l’étranger mais dans son cadre naturel en bénéficiant d’un large public transfrontalier.

Quant au partage du stade de La Praille entre le club Servette -qui l’occupe actuellement- et l’ETG FC il ne devrait pas poser plus de problème à l’UEFA que celui du Stadio de le Alpi à Turin entre le Torino FC et la Juventus, avant que celle-ci ne dispose en 2006 de son propre stade construit sur fonds privés.

Le Mouvement Région Savoie (MRS) soutient donc sans réserve l’initiative des Verts de l’Agglo franco-valdo-genevoise qui demande dans une lettre ouverte à Michel Platini, Président de l’UEFA, de reconsidérer la situation de l’ETG FC, club savoyard « sans domicile fixe », afin de l’autoriser à jouer à Genève-La Praille.

 

 

Pour le Bureau du MRS, Pierre Ottin-Pecchio

 

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En annexe : Communiqué desVerts de l’Agglo franco-valdo-genevoise

Lettre ouverte à Michel Platini

Laissez le stade de la Praille vibrer pour l’ETG et le SFC !

Au printemps 2010, l’UEFA a refusé au club de football Evian-Thonon-Gaillard (ETG FC) le droit de jouer au stade de Genève-la Praille, au motif qu’aucun club ne peut jouer son championnat national à l’étranger. Ceci malgré un large front de soutien à ce projet des deux côtés de la frontière; les seules voix discordantes étant alors quelques supporters nostalgiques du Servette n’ayant pas encore digéré la disparition de leur stade – ce qu’on peut comprendre – et des politiciens genevois craignant la venue de fans frontaliers.

Depuis lors, on a vu qu’il y avait un vrai engouement pour le foot à Genève quand les Servettiens de Genève obtiennent des résultats. Et l’ETG demeure un club certes un peu «hors-sol» mais capable, lui aussi, de faire briller les yeux des sportifs de toute une région. De fait, les deux clubs bénéficient de la compétence de dirigeants passionnés mais lucides: le tandem Frank Riboud – Patrick Trotignon à l’ETG, Hugh Quennec et son staff au SFC.

Malgré cela, les Roses haut-savoyards demeurent les «sans domicile fixe» du foot français. Et tout laisse à penser que cela va durer car, entre les légitimes oppositions au sacrifice des dernières terres agricoles au nord d’Annecy (à Seynod), les problèmes pour coincer un stade dans une zone marécageuse entre Annemasse, le Petit-Salève, une autoroute et une ligne ferroviaire (à Etrembières, soit à quelques encablures du stade de Genève-la Praille), un partenariat public-privé (PPP) introuvable et les quelque 60 à 80 millions d’Euros à dégager en période de crise, aucune solution raisonnable ne semble envisageable. 

A moins que l’UEFA ne spécule cyniquement sur la relégation de l’ETG, il est donc grand temps qu’elle revoie sa position. Une consultation des responsables politiques tant au Conseil d’Etat genevois que parmi les maires français et des dirigeants du club montre que le projet de valoriser les installations de la Praille demeure la meilleure solution pour tout le monde.

 

Mais surtout, par rapport à 2010, deux éléments fondamentaux ont changé:

1° l’Agglo franco-valdo-genevoise existe désormais formellement. L’ETG ne jouerait donc pas «en Suisse» mais dans son bassin de vie naturel, juridiquement organisé en gommant les frontières. Rien à voir avec Liège demandant à jouer dans le championnat français ou tel club polonais en Ukraine, pour reprendre un argument de l’UEFA. Ce n’est pas à Monsieur Platini – dont le bureau est à Nyon, en face de la Savoie, et qui prend presque chaque semaine l’avion à Genève – qu’il est besoin de longues explications !

2° l’UEFA s’est promise d’introduire le «fair-play financier» et de traiter le cancer des matches truqués par les organisateurs de paris. Or, il ne sera pas possible d’assainir la gestion du foot professionnel si on oblige par ailleurs les clubs et les pouvoirs publics à mobiliser des sommes pharaoniques pour les infrastructures. L’argent doit d’abord aller à la formation et au sport.

Monsieur le Président de l’UEFA, la balle est dans votre camp: réunissez sans délai les clubs et autorités politiques concernés. Et que la Praille vibre comme le San Siro de Milan pour l’Inter et l’AC, tantôt pour l’ETG, tantôt pour le SFG !

 

Pour les Verts de l’Agglo franco-valdo-genevoise :

Philippe Martinet, député, Nyon

Peter Loosli, Genève – Ferney-Voltaire

Jean-Pierre Burnet, Thonon-les-Bains

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