Article du Dauphiné libéré 11/12/08

 

Hervé Gaymard: «Le conseil des Pays de Savoie, un beau projet pour les 150 ans»
par La Rédaction du DL | le 11/12/08 à 07h30

Hervé Gaymard, député de la Savoie et président du conseil général, est moins prudent que son homologue de la Haute-Savoie (lire en page 3, ci-contre), il est d'emblée favorable à la création d'un conseil des Pays de Savoie.L'ancien ministre se dit favorable à une expérimentation et «s'opposera avec énergie à la dissolution de la Savoie dans Rhône-Alpes.»

Êtes-vous favorable à une fusion entre la Savoie et la Haute-Savoie?

«Même hors du contexte de réorganisation territoriale de la France, qui suscite une très grande inventivité, je pense de longue date qu'il faudrait créer un conseil des Pays de Savoie, regroupant les deux conseils généraux, exerçant des compétences supplémentaires déléguées par la Région et l'État, souvent trop lointains.Mais à l'évidence un redécoupage des cantons s'impose, notamment en Haute-Savoie.»

La vie nouvelle ( mai 2008)

Coopération Savoie / Haute-Savoie Esprit, es-tu là?

vienouvellemai2008

Hervé Gaymard, nouveau président de l'Assemblée des Pays de Savoie. À ses côtés, Pierre Devant, doyen d'âge de l'assemblée et Christian Monteil, président du Conseil générale de Haute-Savoie.

L'Assemblée des Pays de Savoie a élu Hervé Gaymard président.

L'objectif des deux départements est d'avancer lentement mais sûrement. Pour éviter les déconvenues récentes et revenir à la dynamique issue de « l'esprit de Tamié », l'acte fondateur en 1999.
Entre la Savoie et la Haute-Savoie, l'histoire - récente - est un éternel recommencement. En 1999, pour faire face à la pression des indépendantistes de la Ligue Savoisienne, les conseillers généraux des deux départements, à l'abbaye de Tamié, jetaient les bases d'une nouvelle coopération. Neuf ans plus tard, les membres des deux assemblées départementales, largement renouvelées depuis lors, se sont retrouvés à Chambéry. Objectif : redonner du souffle à l'Assemblée des Pays de Savoie (APS), créée officiellement en 2001, dans la ligne de l'esprit de Tamié. Depuis cette époque, plutôt que de se développer, l'esprit de Tamié était retombé comme un soufflé, une bonne partie des conseillers généraux des deux départements s'était désintéressée totalement de la coopération interdépartementale. Il fallait battre le rappel des troupes pour atteindre péniblement le quorum lors des réunions plénières.

Qu’attend-t-on pour supprimer les départements ?  (agora vox)


La commission pour la libération de la croissance, dite « commission Attali », a fait 316 propositions, en début d’année 2008, concernant les relations sociales, l’emploi, la fiscalité ou la protection sociale.

Les propositions de ses membres (43 personnalités dont 17 PDG ou anciens PDG...) reprennent largement tous les poncifs du libéralisme économique et aucune d’entre elles ne concerne véritablement la lutte contre la précarité du travail ou l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés. Ce qui a fait dire à Jean-Luc Mélenchon qu’il ne faut garder de ce catalogue que "le papier pour le recycler"...

Mais quelques rares mesures sont cependant tout à fait justifiées comme celle qui consiste à faire disparaître progressivement l’échelon départemental pour éviter des gaspillages financiers énormes et améliorer l’efficacité de la gestion publique.

Le département est devenu en effet aujourd’hui complètement inutile car pris en étau entre le développement des structures intercommunales et la région. Et cette dernière devrait, depuis longtemps, se voir dévolue toutes les compétences exercées par le conseil général…